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News on migration and asylum from around the region - Nouvelles de la région sur les questions de migration et d'asile
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Wednesday, February 18, 2015

[FRANCE] France Info: Demandeurs d'asile : l'Europe critique des "insuffisances graves"

16 février 2015

Le Conseil de l'Europe a publié ce mardi un rapport accablant sur le respect des droits de l'homme en France et plus précisément sur l'accueil réservé aux demandeurs d'asile.

 D'après le Commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe, la France est coupable "d'insuffisances graves" dans l'accueil des demandeurs d'asile. Une situation qui les oblige à vivre dans des conditions indignes. Le gouvernement doit notamment améliorer les conditions de vie à Calais et protéger les migrants des violences dont ils sont victimes.
 
 
Autre défaillance, la prise en charge des mineurs isolés étrangers. Entre 7.000 et 12.000 de ces enfants vivent en France dont 3.000 à Mayotte. Des enfants qui ne vont pas à l'école, qui ne sont pas suivis par un médecin. Certains vivent dans la rue alors qu'ils doivent être pris en charge par l'aide sociale à l'enfance. Les tests osseux aussi sont pointés du doigt. Ceux qui servent à déterminer l’âge des mineurs isolés sont jugés peu fiables, certains enfants se retrouvent enfermés dans des centres de rétention avec les adultes.
 
Le rapport appelle la France à maintenir son engagement d'accueillir 500 réfugiés syriens sur les deux millions et demi qui ont quitté leur pays, voire à en accueillir davantage.

[GRECE] Okeanews: LA GRÈCE S'ENGAGE À FERMER LES CENTRES DE DÉTENTION POUR MIGRANTS

15 février 2015

Le nouveau gouvernement a promis samedi de fermer les centres de détention pour migrants sans papiers. Ces centres ont été critiqués à de très nombreuses reprises pour leurs conditions de détention inhumaines. Un nouveau dé-tricotage de la politique d’extrême droite de l’ancien 1er ministre Antonis Samaras.

Suite à la mort de 3 migrants cette semaine dans plusieurs centre de détention pour migrants du pays, dont le suicide d'un pakistanais au centre de détention d'Amygdaleza dans la banlieue d'Athènes, le sous-ministre de l'intérieur Yannis Panousis a visité le centre hier, accompagné de journalistes.
"Je suis ici pour exprimer ma honte, non pas comme ministre, mais comme être humain," a-t-il dit. "Je ne pouvais pas croire ce que je voyais. Je ne pouvais vraiment pas le croire. Cela doit changer et cela doit changer immédiatement. Les centres de détentions, c'est terminé".
Les Nations-Unis ont accusé la Grèce de détenir les migrants dans des conditions choquantes, sans chauffage ni eau chaude. Panousis a déclaré que le gouvernement allait mettre en place des centres "ouverts" de réception avec de meilleures installations.
L'ancien gouvernement dirigé par Antonis Samaras avait commencé une opération de ratissage en 2012 également très critiquée appelée "Xenios Zeus" (Zeus l'Hospitalier), provoquant les arrestations de milliers de sans-papiers. Legouvernement a également exprimé sa volonté de faire cesser cette opération.

Monday, February 16, 2015

[MAROC] Yabiladi: Migrants : Les arrestations reprennent près de Nador

13 février 2015

Les arrestations de migrants près de Nador ont repris aujourd’hui. Après Gourougou, les forces auxiliaires ont détruit d’autres campements sauvages des alentours de Nador, Selouane et Zegangan. Parmi tous les migrants arrêtés depuis mercredi se trouvent des demandeurs d’asile.

L’opération exceptionnelle d’arrestations des migrants irréguliers vivant à Nador a repris aujourd’hui. Les arrestations concernent à présent d’autres campements sauvages aux alentours des villes de Nador, Selouane et Zegangan. L’association Asticud pour le développement et la culture a pu constater que les forces de l'ordre ont complètement ravagé et brulé deux camps et détruit sans le brûler un troisième.

Avant-hier, mercredi 12 février, près de 1200 personnes avaient été arrêtées dans les campements de fortune de la forêt de Gourougou, identifiées, puis en partie ou en totalité embarqués en bus vers différentes villes du sud du pays disposant d’un aéroport. Ils y sont toujours. « On sait que les représentants des ambassades de pays subsahariens dont des ressortissants ont été arrêtés font le tour des villes où ils sont détenus. C’est la procédure classique avant tout rapatriement », note, une nouvelle fois, Stéphane Julinet, membre du Gadem et responsable du plaidoyer. Les autorités leur ont également distribué les formulaires des demandes de régularisation à remplir, alors que l’opération exceptionnelle a été clôturée officiellement mardi soir.

[Maroc] Au Fait Maroc : 18.000 migrants régularisés

10 février 2015

Selon Charki Draiss, ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur, jusqu’ici 18.000 migrants ont obtenu leur carte de séjour au Maroc, dans le cadre de la politique de régularisations des sans-papiers. Une centaine de réseau de trafic de migrants clandestins ont également été mis hors d’état de nuire.

Le Maroc a démantelé en 2014 « plus d’une centaine de réseaux de trafics d’êtres humains » vers l’Europe, dans le cadre de la lutte contre l’immigration clandestine, a affirmé lundi soir Charki Draiss, ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur.
« Dans le cadre de la lutte contre la traite des êtres humains, nous avons démantelé plus d’une centaine de réseaux » en 2014, a-t-il indiqué à l’AFP. « Ils impliquaient des Marocains mais aussi des personnes originaires d’Afrique subsaharienne, qui organisaient les trafics vers l’Espagne », a-t-il ajouté.
Charki Draiss s’exprimait en marge d’une conférence de presse détaillant le bilan de l’opération de régularisations menée l’an dernier par le Maroc.
Selon des chiffres quasi-définitifs, cette campagne inédite a permis de régulariser près de 18.000 migrants -ils étaient quelque 16.000 le mois dernier-, sur un total de 27.332 demandes. Les bénéficiaires sont surtout originaires d’Afrique subsaharienne, même si 116 nationalités sont représentées.
De simple pays de transit, le Maroc tend à devenir de plus en plus un pays d’accueil, du fait notamment du marasme économique en Europe, dont il est distant d’à peine 15 km au détroit de Gibraltar.
Dans le même temps, au niveau des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla, seules frontières terrestres européennes avec l’Afrique, le Maroc a enregistré « 87 assauts » de migrants clandestins lors de l’année écoulée, durant lesquels « plus d’une centaine » de membres des forces de l’ordre ont été blessés, a relevé Charki Draiss.

[EU] European Voice: Mogherini plans a rethink on EU migration policy as criticism mounts

11 February 2015

The United Nations says the European Union’s asylum-seeker policy is not working because it

fails to compel member states to offer a fair number of resettlement places.

Wednesday, February 04, 2015

[SUISSE] Mediapart: Dans nos pays, il n’y a que les morts que l’on met sous terre...

30 janvier 2015

A Genève, des demandeurs d'asile, qui vivent dans des abris de la Protection Civile (PC), viennent d'adresser une lettre à l'Hospice général (l'organisme chargé de l'assistance publique). La parole de ces personnes est tellement rarement entendue qu'il m'a paru important de relayer ici leur courrier.

"Nous sommes des requérants d’asile logés dans des bunkers – ou dans des conditions similaires – à Genève : Annevelle, Châtelaine, Alexandre-Gavard. Nous vous écrivons aujourd’hui pour vous faire part de notre situation car nous ne supportons plus d’habiter dans ces conditions.
Nous venons d’Erythrée, de Syrie, du Soudan... Chez nous, nous avons connu l’emprisonnement, la torture, la guerre. Nous avons fui pour sauver nos vies. La situation politique ne nous permettait plus de rester dans nos pays. Nous avons dû quitter nos familles, nos maisons. Sur la route, nous avons connu de nombreux dangers: nous avons été enfermés dans des camps, nous avons traversé le désert à pied, et finalement la Méditerranée. Beaucoup de nos compatriotes et amis sont morts en chemin. Aujourd’hui, nous sommes en Suisse, « terre d’asile », et nous sommes reconnaissants à ce pays et à ses habitants de nous accueillir. Pourtant ici aussi, on nous empêche de mener une vie digne.
Nous vivons sous terre, entassés, sans fenêtres, sans air, sans soleil, pour certains depuis plus d’une année. Nous avons de gros problèmes d’hygiène, de nourriture et de sommeil, qui altèrent gravement notre santé tant physique que psychique. Les toilettes et les douches sont en nombre totalement insuffisant (2 douches et 6 toilettes pour 80 personnes) et, de ce fait, sont la plupart du temps dans un état de propreté déplorable. La promiscuité nous expose sans cesse aux maladies et à la contagion, d’un simple rhume à la grippe intestinale en passant par la gale. Sans parler des punaises de lit. L’air est difficile à respirer. Nous souffrons de problèmes oculaires et de maladies de peau. Nous n’avons pas la possibilité d’avoir accès à des espaces où nous pourrions cuisiner et sommes donc dépendants de la nourriture qui nous est servie: aucun légume frais; couscous, riz ou spaghetti au quotidien ; nourriture préparée depuis des jours, qui stagne dans les frigos, et qui est parfois avariée quand on nous la sert; même le pain est souvent dur. La lumière est allumée 24 heures sur 24, nous empêchant de dormir. Tout comme le bruit, la ventilation, le fait que les lits soient connectés entre eux, les ronflements des uns et les cauchemars des autres. Nous n’avons aucune intimité.

[UE] Conseil de l'Europe: Réfugiés syriens : la nécessaire remise à plat de la stratégie européenne

3 janvier 2015

l y a tout juste un an, j’ai décidé de mettre mes pas dans ceux des réfugiés syriens en Europe pour mieux comprendre ce qu’ils vivaient. A l’époque, j’étais inquiet de constater que la plupart des gouvernements européens réagissaient avec indifférence au plus vaste problème de réfugiés que notre continent ait connu depuis plus de deux décennies. D’après certaines informations, des réfugiés syriens étaient refoulés tandis que d’autres, arrivés en Europe, finissaient dans des centres de rétention. La Turquie était le seul pays à accueillir des Syriens dans le besoin. Ailleurs en Europe, l’Allemagne, la Suède et l’Arménie avaient pris des mesures pour recevoir un nombre limité de Syriens grâce à des mesures de réinstallation et autres formes d’admission tandis que d’autres pays étaient à la traîne. J’en ai conclu que l’Europe n’avait pas réussi à se hisser à la hauteur du défi et négligeait ce problème.
La crise s’est étendue et s’est approfondie en 2014
Dans la semaine qui a marqué le passage de 2014 à 2015, plus d’un millier de réfugiés, dont une majorité de Syriens, ont été sauvés par le remorquage jusqu’au rivage italien des deux « bateaux fantômes » surchargés sur lesquels ils se trouvaient. Leur arrivée a alarmé l’opinion et a amené les dirigeants à promettre de nouveau que l’Europe intensifierait ses efforts pour lutter avant tout contre les passeurs dans le bassin méditerranéen. Or, l’inquiétude que suscite la situation des réfugiés syriens va bien au-delà.
En 2014, le problème des réfugiés syriens n’a cessé de prendre de l’ampleur. Les Syriens sont, en effet, devenus le plus grand groupe de réfugiés au monde sous mandat du HCR, la vaste majorité d’entre eux, plus de 3,8 millions, étant toujours accueillis par des pays voisins de la Syrie. Le nombre de réfugiés syriens a désormais dépassé 1,6 million en Turquie, 1,1 million en Liban et 620 000 au Jordanie.

[UE] Council of Europe: Syrian refugees: ‘Reset’ needed in Europe’s approach

3 January 2015

Just over a year ago, I decided to follow the steps of Syrian refugees in Europe, to better understand what they were going through. At that time, I was worried that most European governments were reacting with indifference to the biggest refugee crisis facing our continent in over two decades. There were reports of Syrian refugees being pushed back, while others, having arrived in Europe, ended up in detention. Turkey was the only country to have opened its arms to Syrians in need. Elsewhere in Europe, Germany, Sweden and Armenia had taken steps to receive a limited number of Syrians through resettlement and other forms of admission, while other countries were lagging behind. I concluded that Europe had failed to rise to the challenge and was neglecting this crisis.

The crisis widened and deepened in 2014
In the week spanning the passage from 2014 to 2015, more than 1 000 refugees, the majority of whom were Syrians, were rescued from two overcrowded “ghost ships” towed ashore in Italy. Their arrival caused alarm and prompted new promises that Europe would increase its efforts to primarily fight smugglers in the Mediterranean. Yet, the situation of Syrian refugees gives far more cause for alarm than that.
In 2014, the scale of the Syrian refugee crisis continued to grow exponentially. Syrians have become the largest refugee group in the world under the UNHCR mandate, the vast majority of them – over 3.8 million – still being hosted by Syria’s neighbouring countries. The number of Syrian refugees has by now exceeded 1.6 million in Turkey, 1.1 million in Lebanon, and 620 000 in Jordan.
However, these countries are now struggling to address the basic needs of Syrian refugees. Problems include overcrowded schools and health facilities, the strain on water, sanitation and electricity infrastructures, and the lack of adequate housing. Some 85% of Syrians in Jordan and Turkey live outside the refugee camps, many of them being forced by extreme poverty to resort to desperate coping strategies, including begging or exploitative work. Faced with serious economic difficulties, Lebanon has recently introduced entry restrictions for Syrians.

[CYPRUS] KISA: URGENT call for help to the Syrian and Palestinian refugees of Kokkinotrimithia camp!

3 February 2015

WE URGENTLY call for anyone that can host the Syrian and Palestinian refugees or offer them a shelter for the night. The refugees, including a lot of children, are left alone in the middle of the streets with just a trash-bag containing their belongings.
After being informed by the ‘rescued’ Syrian and Palestinian refugees of the Kokkinotrimithia refugee camp in Cyprus, the camp has today 3rd of February officially closed down. Upon decision of the government, which pressured the remaining, around 100 refugees, since they still haven’t applied for asylum or refugee status,  to accept an amount of 500 euros each and promised them to have a “Temporary Tourist visa” issued in the following days.
The refugees accepted the money but in the meantime, since the authorities closed down the camp, they were transferred by bus and abandoned in the central Eleftheria square of Nicosia. The refugees, carrying all their belongings in plastic trash-bags are still there or spread around the city with nowhere to go!
Please help and spread the news!
KISA Steering Committee

[GREECE] UNHCR: UNHCR welcomes asylum process reforms in Greece, but more needs to be done

30 January 2015

GENEVA, January 30 (UNHCR) –The UN refugee agency on Friday commended Greece for reforming its asylum process during tough economic and political times for the southern European nation, but noted that more needed to be done.
In a report based on an assessment carried out in the last quarter of 2014, UNHCR also recommended that other European Union (EU) nations should still not return asylum-seekers to Greece, extending advice first given in 2008. As well as applying to returns carried out bilaterally between countries, the recommendation also applies to transfers done under the EU's Dublin regulation – which determines the country in which an asylum claim is processed.
Over the past year, Greece saw a dramatic increase in refugee and migrant arrivals by sea. In all, around 43,500 people arrived there across the Mediterranean, a 280 per cent increase from 2013. About 60 per cent were from Syria, but there were also substantial numbers of Afghans, Somalis and Eritreans. Many move on to other EU states.
But problems remain in Greece's asylum system despite reforms. These problems include difficulties in accessing the asylum procedure, a continuing backlog of unresolved cases under the old procedure, risk of arbitrary detention, inadequate reception conditions, lack of identification and support for individuals with specific needs, push-backs of people at the border, concerns over integration prospects and support for refugees, and xenophobia and racist violence.

Friday, January 30, 2015

[MAROC] Le Monde : 16 000 régularisations de sans-papiers en 2014

23 janvier 2015

Après une année 2014 marquée par une opération de régularisation de sans-papiers, l’heure est au bilan pour les autorités et la société civile marocaines.
Sous la supervision du ministère de l’intérieur, 83 bureaux ouverts sur tout le territoire avaient réceptionné, jusqu’à la fin 2014, près de 25 000 demandes de cartes de séjour. Selon une source proche des autorités, 16 000 de ces demandes ont reçu un avis favorable, et 7 400 cartes de séjour couvrant l’année 2015 ont déjà été délivrées.
Avec 27,4 % des demandes, les Sénégalais arrivent en tête des demandeurs de régularisation. Ils sont suivis par les Syriens qui représentent 18,4 %, les Nigérians et les Ivoiriens avec respectivement 18,4 % et 8 %.

Plus de 5 ans de résidence ou un contrat de travail
Les demandes restantes ont été rejetées car ne correspondant pas aux critères fixés par les autorités. En effet, pour obtenir une carte de séjour au Maroc, il fallait soit prouver une résidence de plus de cinq ans sur le territoire, ou présenter un contrat de travail valide depuis deux ans minimum.
« Au milieu de l’année 2014, nous avons remarqué que les bureaux du ministère de l’Intérieur ne géraient pas d’une manière homogène les demandes des ressortissants. Pour les mêmes pièces présentées lors d’une demande jugée tout à fait recevable par un bureau, d’autres guichets pouvaient rejeter le dossier » explique Hicham Rachidi, membre du Groupe antiraciste d’accompagnement et de défense des étrangers et migrants (Gadem).
Face à ces observations de la société civile, les autorités ont accepté de mettre en place, en juin 2014, une commission mixte de traitement des recours engagés par les migrants.


Thursday, January 29, 2015

[ITALY] The Cairo Post: 24 Egyptians deported from Italy after arriving illegally

24 January 2015

CAIRO: A total of 24 Egyptians arrived at the Cairo International Airport Saturday after they were deported from Italy for “violating residency requirements,” according to Youm7.
The Egyptian nationals, who arrived on an Egyptian plane from Catania, told the airport’s security that they were arrested near the Italian coast.
Egypt and Italy have been coordinating to curb illegal immigration, as Egypt’s north shore is also a destination for asylum-seekers from Syria, Palestine, and some African countries. The practice has led to incidents of human trafficking.
In March 2014, a four-day training program aiming to combat human trafficking and illegal immigration was held by the National Center for Social and Criminological Research the National Council for Human Rights.
In December 2014, the International Organization for Migration launched voluntary projects to encourage undocumented immigrations to return to Egypt.

Wednesday, January 28, 2015

[GREECE] Irin:The real winners of Greece's elections: refugees

26 janvier 2015


Beyond all the talk of debt, austerity and welfare payments lies a less-hyped but far-reaching consequence of Greece’s election bombshell: a dramatically more welcoming policy to migrants and asylum seekers.

The left-wing Syriza party, which trounced the anti-immigration New Democracy party in yesterday’s elections and holds 149 seats in the 300-seat parliament, has pledged to open Greece’s borders and increase support for migrants already inside the country.

"Syriza takes a strong stand against the demonizing of immigrants and undemocratic measures like concentration camps and border walls,” the party’s head of migration policy, Vasiliki Katrivanou, said after the vote.

“We will take steps to improve so called “ghetto areas” in benefit of everyone living there: Greeks and immigrants," she added. “We consider our win at the polls a victory for all Greeks and all migrants.”

Matthaios Tsimitakis, a Greek journalist and political analyst, said he expected a major shift in government policy. 

“The previous government was based on the right-wing ideology that dominated politics…Syriza is moving in a different direction. Immigrants are not a threat to national security; they are victims of international wars. They need integration to become productive members of society and not a burden."


Thursday, January 22, 2015

[FRANCE] Bastamag: Exilés en France, ils se sont échappés de la guerre et du terrorisme mais affrontent l’arbitraire et l’indifférence

21 janvier 2015

Ils viennent de Syrie, du Soudan, ou de Somalie. Menacés chez eux par la guerre, les dictatures ou les groupes fondamentalistes, ils cherchent asile en France. Et y affrontent l’arbitraire, la stigmatisation et de nouvelles persécutions. Ismaïl le Syrien, bloqué à Calais, cherche à passer en Grande-Bretagne. Abakar le Soudanais, qui a traversé la mer sur une frêle embarcation, a été sauvé de l’extrême précarité par une association, et apprend désormais le Français. Abdourahman le Somalien, qui a fui l’embrigadement terroriste islamiste, étudie pour espérer une vie meilleure au « pays des droits de l’homme ». Portraits de trois réfugiés sur les routes de l’exil.
Ils viennent de Somalie, du Soudan, de Syrie. Ils ont connu la guerre, l’oppression, l’injustice. Pour ne pas céder devant l’inacceptable, ils ont préféré déserter. Je les ai rencontrés à Calais ou Paris, dans une Europe où ils ont dû affronter une fois encore le danger et l’arbitraire, mais aussi l’indifférence.
En parlant avec eux, avec d’autres, je n’ai jamais ressenti de pitié, mais seulement du respect et de l’admiration. Ils ont défié les malheurs du temps, ils n’ont jamais baissé la tête, ne se sont pas résignés. Enfants et petit-enfants des réfugiés d’Espagne, d’Italie, d’Allemagne, du Chili et d’ailleurs, la mémoire de vos parents vit dans ces trois portraits.

Wednesday, January 21, 2015

[CYPRUS] Cyprus Mail: Threat to report Red Cross over Syrian camp withdrawal

21 January 2015

After Syrian refugees have had their supply and help lines cut, director of the immigrant support group KISA said on Tuesday he will report the Cyprus Red Cross to the International Committee of the Red Cross.
Following the withdrawal on Saturday of all government services from the reception centre in Kokkinotrimithia that hosts around 200 Syrian refugees living in tents, the Red Cross was told that they could no longer provide humanitarian assistance.
After the insistence of some members, it was decided that some Red Cross volunteers would visit the camp daily to observe the situation and respond in case of an emergency.
“Organisations that provide humanitarian aid cannot receive orders from governments. The Red Cross has its own mandate; no state has the power to tell them what to do,” Doros Polykarpou told the Cyprus Mail.
“If they are not allowed to distribute aid, how can they actually help the refugees, how exactly is the Red Cross present there?” he added.
The withdrawal of government services means the refugees now need to fend for themselves as well as moving on as their three-month temporary residence permits have expired. They have access to running water and electricity until the end of January all the tents they are being housed in are to be packed up.
Polykarpou said the government’s tactic to practically force the refugees to apply for asylum by letting them starve is inhumane and dangerous.

[CYPRUS] Cyprus Mail: Government withdraws aid from refugee camp

19 January 2015

SOME 200 Syrian refugees living in tents in the Kokkinotrimithia reception centre have been left to fend mostly for themselves after the state services stopped providing support on Saturday afternoon.
More than three months after their rescue in rough seas off the coast of Cyprus en route to Italy, the refugees were informed by the interior ministry earlier in the month that the camp was to close down. They were urged to take the necessary action to legalise their status on the island, either by applying for asylum or for a temporary residence permit.
Authorities moved to close down the camp after the temporary three-month residence permit all the refugees were given expired.
According to data released by the interior ministry last week, 36 refugees have so far asked for political asylum and another 144 have applied for temporary residence permits. This means they can work but have no access to state benefits. The remaining 20 or so have either been issued visas for other countries or have left Cyprus by other means.
Since Saturday, the refugees, who were reluctant from the beginning to apply for asylum, have been left without food, security and healthcare after the government services – civil defence, police, social welfare – were withdrawn.
They were also left without any transportation since the daily bus rides to Nicosia were discontinued, including the internet connection.
The government left running water and electricity at the camp until the end of January when all tents are to be packed up and the camp closed completely.
H, a woman in her twenties, who wished to remain anonymous, is staying in the camp with her husband and her two and a half year-old son. She said that she has not applied for asylum because she would not be granted refugee status but rather subsidiary protection. According to the law, this means she would not be able to bring other family members over from Syria. Other refugees said the same.

Tuesday, January 20, 2015

[FRANCE] Human Rights Watch: France: Migrants, Asylum Seekers Abused and Destitute

JANUARY 20, 2015

Investigate Reports of Police Abuse in Calais, Provide Shelter


(Paris) – Asylum seekers and migrants living in destitution in the port city of Calais experience harassment and abuse at the hands of French police, Human Rights Watch said today. The abuses described to Human Rights Watch include beatings and attacks with pepper spray as the migrants and asylum seekers walked in the street or hid in trucks in the hope of traveling to the United Kingdom.

Several thousand asylum seekers and migrants, most from Sudan, Eritrea, and Ethiopia, are living in makeshift camps or in the streets in Calais. Some said that their treatment by police, a lack of housing for asylum seekers, and delays in the French asylum system had deterred them from seeking asylum inFrance.

“Asylum seekers and migrants shouldn’t have to face police violence in France, and no one who applies for asylum should be left to live in the street,” said Izza Leghtas, Western Europe researcher at Human Rights Watch. “Providing adequate reception conditions and humane treatment for asylum seekers isn’t only a matter of meeting legal obligations, it is also the right thing to do to help end the limbo for many asylum seekers in Calais.”


[FRANCE] Human Rights Watch: France : Les migrants et les demandeurs d'asile victimes de violence et démunis

20 JANVIER 2015

Il faut enquêter sur les allégations de mauvais traitements par la police à Calais et fournir un abri à tous

(Paris) – Les demandeurs d'asile et migrants vivant dans le dénuement dans la ville portuaire de Calais sont victimes de harcèlement et d'exactions de la part de la police française, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui. Les abus décrits à Human Rights Watch comprennent des passages à tabac et des attaques au gaz lacrymogène alors que les migrants et demandeurs d'asile marchaient dans la rue ou se cachaient dans des camions dans l'espoir de se rendre au Royaume-Uni.


Plusieurs milliers de demandeurs d'asile et migrants, la plupart en provenance du Soudan, d’Érythrée et d’Éthiopie, vivent dans des camps de fortune ou dans les rues de Calais. Certains ont affirmé que leur traitement par la police, le manque de logements pour les demandeurs d'asile et les retards dans le traitement des demandes d'asile les avait dissuadés de demander l'asile en France.

« Les demandeurs d'asile et les migrants ne devraient pas être victimes de violences policières en France et aucun demandeur d'asile ne devrait être condamné à vivre dans la rue », a déclaré Izza Leghtas, chercheuse de la division Europe de l'Ouest à Human Rights Watch. « Offrir des conditions d'accueil adéquates et un traitement humain aux demandeurs d'asile n’est pas seulement une question de respect des obligations légales, c’est également ce qu’il y a lieu de faire pour mettre fin à la situation dans laquelle se trouvent de nombreux demandeurs d'asile à Calais. »


Friday, January 16, 2015

[UK] The Guardian: I want to give asylum seekers in Britain the chance to tell their own story

14 January 2015

Asylum seekers are rarely presented as individuals with names, lives, skills and histories - they are simply vilified as we become increasingly insular and suspicious
An asylum seeker, a student in one of my classes, told me he was destitute, living on a bench in the shadow of St Paul’s cathedral. One night, he said, he was defecating into a plastic bag when he spotted, close by, a young police officer smoking dope in the shadows. He finished defecating, tied the bag up, pulled up his trousers and emerged, startling the officer, who immediately cuffed him. Eventually, they did a deal: my student wouldn’t be arrested for sleeping rough on church ground, and he wouldn’t shop the officer for smoking a joint.
I’ve been doing outreach work with asylum seekers and refugees since 2012. In their humour and nuance, the testimonies I hear are a far cry from the stereotypes that are usually peddled in the media: that of unnamed, voiceless people dying in boats, criminal gangs, parasites leeching off the state, victims being sexually abused in UK detention centres. It is as though the asylum narrative only begins when they arrive, and there is a strange and inhumane absence of interest in what they survived before.
I wanted to hear from those very people who are most talked about, either with pity or with loathing, but who are given the least opportunity to speak themselves. My groups, people who came to my classes to improve their written English, included asylum seekers, from Iran and Syria to Sierra Leone, Congo and Uganda. What they told me was not just harrowing – like the woman who had been raped by rebels and consequently rejected by her husband and ostracised by her community – but also often hilarious – and always humbling. These people have survived war, violence, political persecution, exile and extreme poverty but are treated as invisible here, as less than human.

[FRANCE] Le Figaro: Naturalisations, expulsions... : les chiffres-clé de l'immigration en France en 2014

15 janvier 2015

Le ministère de l'Intérieur a publié jeudi une première estimation de l'immigration et des naturalisations en France en 2014.

31.265 régularisations. L'année 2013 avait été marquée parun véritable bond des régularisations. Un an plus tard, le nombre d'«admissions exceptionnelles au titre de séjour» enregistre cette fois une baisse de 11,4 %. Le chiffre passe ainsi de 35.274 en 2013 à 31.265 en 2014. La hausse spectaculaire de 2013 était imputable à l'entrée en vigueur de la circulaire Valls, qui avait notamment assoupli les conditions de régularisation pour les parents d'enfants scolarisés. Le nombre de nouveaux titres de séjour a pour sa part progressé de 1,9% pour atteindre les 207.870. Enfin, le nombre de visas délivrés a progressé de 12,4% avec 2.8 millions. Mais il s'agit essentiellement des visas touristiques qui représentent au total 2,7 millions.