Les agences onusiennes annoncent qu’à la fin de l’année, une personne sur quatre vivant au Liban sera un réfugié syrien. Un quart de la population. Evidemment ça dépasse l’entendement. Nous sommes sur un territoire d’environ 10 500 km 2, une superficie plus réduite encore que celle du département de l’île de France.
Face à cette situation sans précédent, les discours officiels et dans les rues commencent à changer de direction appelant à protéger le Liban d’une situation humanitaire qu’il ne maîtrise déjà plus. Le parlementaire Michel Aoun leader du Bloc du changement et de la reforme a proposé de fermer les frontières et de n’accepter seulement les cas d’urgence humanitaire avec l’accord des Ministères de la Sante et de l’Intérieur. Comme si la plupart des arrivants de Syrie n’étaient pas déjà des « urgences humanitaires ».
Pourtant jusqu’à maintenant, les autorités ont toujours refusé l’implantation de camps formels cherchant à tout prix à éviter un scénario a la palestinienne avec une douzaine de camps disséminés dans le pays sur lesquels les autorités libanaises n’ont aucun contrôle.
Début août les chercheurs de l’organisation Human Rights Watch ont attesté de refoulements à la frontière, en particulier de Syriens Palestiniens cherchant à entrer sur le territoire libanais.