Des récentes statistiques révélaient que plus de 62% de travailleurs espagnols ont été envoyés au Maroc par leurs entreprises, au cours de ces deux dernières années. De leur côté, de nombreux chômeurs ont décidé de tenter l’aventure marocaine.
En réalité, les autorités chérifiennes savent très bien que la majorité des émigrants espagnols sont en situation irrégulière. Mais le ministre de l’Intérieur, Mohand Laenser, qui exerce pourtant une chasse sans précédent aux sans-papiers subsahariens, se montre moins sévère, voire pas du tout, envers les voisins espagnols. Le syndicat des travailleurs immigrés au Maroc est monté au créneau en juin dernier, dénonçant la « discrimination raciale » de la part des autorités. Mais depuis lors, rien n'a changé.