Le devoir d'assistance de l'Europe envers les réfugiés
Alors que le ballet diplomatique se poursuit et que les navires militaires se déploient en vue d'une éventuelle intervention punitive contre la Syrie, les ministres européens des Affaires étrangères appellent à une "réponse claire et forte" aux attaques chimiques du 21 août.
Mais les 28 sont-ils assez sensibilisés à la détresse des hommes qui fuient les zones de conflit, au risque de leur vie et de celle de leurs proches. Jusqu'où doit aller notre devoir d'ingérence et d'assistance?
Aujourd'hui la guerre déchire la Syrie. L'Italie, dont les garde-côtes et la marine secourent quotidiennement des centaines de rescapés sur des embarcations d'infortune, reproche à l'Union européenne de n'avoir toujours pas adopté une approche adéquate pour répondre au défi que pose cette arrivée de massive de réfugiés sur son territoire. Et s'attend à une aggravation en cas d'intervention punitive en Syrie.
La France milite pour l'intervention punitive, mais n'accueille qu'une infime partie des réfugiés syriens. Ils sont principalement installés au Liban, en Jordanie, en Turquie et en Irak.