« La crise en Espagne a emmené plus d’Espagnols au chômage à rejoindre le secteur agricole privant de travail une partie de la main d’œuvre étrangère qui y était habituellement employée. Elle est devenue plus vulnérable », nous explique la chercheuse. Les immigrés acceptent donc plus facilement d’être intérimaires en France, notamment dans les exploitations des Bouches du Rhône.
Pour les exploitants agricoles du département, le système est avantageux bien qu'ils paient a priori plus cher ces travailleurs que les Marocains en contrat OMI. En employant des saisonniers en interim, les exploitants se débarrassent de toutes les procédures administratives longues et coûteuses, « surtout ils peuvent embaucher très rapidement en fonction de leurs besoins, et renvoyer tout aussi vite un ouvrier dès qu’ils n’en veulent plus.
La main d’œuvre venue d’Europe de l’est et d’Amérique Latine est aussi plus facilement corvéable, elle ne maîtrise pas les droits offerts par la France, contrairement aux Marocains qui ont 30 ans d’expérience derrière eux et connaissent la langue.