
Siège de la CEDH à Strasbourg. AFP PHOTO / PATRICK HERTZOG
C'est littéralement à la dernière minute que plusieurs centaines d'immigrés ont pu éviter d'être embarqués dans des avions affrétés pour les ramener à leur case de départ, la Libye. Quelques jours plus tôt, ils étaient arrivés sur l'île dans des bateaux de fortune.
Les autorités voulaient les expulser, sans donner la moindre possibilité aux arrivants de bénéficier d'un traitement individuel. C'est au moment même où le Premier ministre travailliste Joseph Muscat s'adressait au Parlement pour dire sa préoccupation face au flot croissant de clandestins, qu'il a appris la décision de la CEDH. Interdiction, dès lors, de refouler les migrants en question.
Ce jugement est une victoire pour les ONG, qui dénoncent régulièrement les expulsions, une pratique jugée illégale depuis 2009. La décision intervient également au lendemain de la visite du pape François sur l'île voisine de Lampedusa, où il a fustigé « l'indifférence du monde » face au drame des migrants.
Ce jugement est une victoire pour les ONG, qui dénoncent régulièrement les expulsions, une pratique jugée illégale depuis 2009. La décision intervient également au lendemain de la visite du pape François sur l'île voisine de Lampedusa, où il a fustigé « l'indifférence du monde » face au drame des migrants.
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