Une dizaine de familles syriennes qui ont fuit la guerre dans leur pays d’origine vivent depuis des mois dans la précarité à Béjaïa. Contraintes à la mendicité dans les mosquées de la ville, leur condition ne semble pas du tout s’améliorer à l’approche de l’Aïd. Le Croissant Rouge Algérien, l’une des plus importantes organisations humanitaires qui active à Béjaïa, affirme qu’il est difficile de leur venir en aide tant que le statut de «réfugiés» ne leur a pas été reconnu par l’Etat algérien.
Selon lui, la reconnaissance de ce statut est une condition initiale qui permettra au CRA de participer dans la prise en charge des ces personnes tombées dans la précarité en fuyant leur pays en guerre, comme dans le cas des programmes lancés par le CRA pour la prise en charge des réfugiés sahraouis au sud. «C’est une décision politique qui va engendrer beaucoup d’autres responsabilités», a-t-il précisé. La plupart de ces familles sont en situation régulière avec un titre de séjour qu’elles renouvellent. «Néanmoins le CRA a pris en charge les familles venues de Syrie en mettant à leur disposition trois sites au moins, à Alger et à Boumerdès mais certaines familles refusent de se rendre sur ces sites d’hébergement», a-t-il ajouté.