05.01.2013. Anticipant les durcissements de la loi, le canton des
Grisons a créé il y a plusieurs années déjà un centre pour les requérants dits
récalcitrants. Les déboutés sont placés quant à eux dans un foyer à 1300 mètres
d’altitude et ne reçoivent pas un sou. Une expérience du bannissement qui se
prolonge parfois plusieurs années. Reportage.
Un haut grillage cerne les cinq containers posés sur un terrain en friche,
dans une zone artisanale et commerciale de la petite ville grisonne de
Landquart. Le portail de métal est ouvert, mais un panneau avertit les
visiteurs par définition indésirables: le périmètre est interdit aux personnes
non autorisées sous peine d’amende salée et de poursuites judiciaires.
Il ne
s’agit pas de protéger un quelconque chantier ni les activités d’un laboratoire
secret, mais les expérimentations dissuasives de la politique d’asile grisonne.
Nous sommes au «Minimalzentrum» (centre minimal) de la Waldau, à une dizaine de
minutes à pied du centre de Landquart. Ces containers logent des requérants
d’asile «récalcitrants», dont le comportement dans les foyers ordinaires est
jugé perturbateur.
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