Copenhague/Bruxelles, 18 décembre 2012 – A
l’occasion de la Journée internationale des Migrants, le Réseau euro-méditerranéen
des droits de l’Homme (REMDH) exhorte la communauté internationale à réagir à
la situation dramatique des migrants et réfugiés retenus à la frontière entre
le Maroc et l’Algérie[ii]. Le REMDH saisit cette opportunité pour attirer
l’attention générale sur les conditions de vie désastreuses de cette population
mixte, et pour exprimer ses graves préoccupations quant au renvoi systématique
des migrants vers la frontière.
Le manque d’hygiène, la malnutrition et les
conditions d’hébergement insalubres portent gravement atteinte à l’intégrité
physique de cette population « bloquée » à la frontière. L’accès aux soins de
santé est pratiquement inexistant du côté algérien, et ne repose du côté
marocain que sur la bonne volonté de la société civile. Les abus dont ils sont
victimes, notamment de la part des forces de police, sont rarement dénoncés par
les migrants et les réfugiés, qui craignent d’être arrêtés et expulsés.
Le REMDH a également constaté avec inquiétude
que les femmes et les mineurs non accompagnés sont les plus vulnérables, dans
la mesure où ils ne bénéficient d’aucune protection contre les violences
domestiques et sexistes. Le suivi médical des femmes enceintes et l’accès des
enfants à l’éducation font aussi gravement défaut. De plus, les demandeurs
d’asile ont beaucoup de mal à accéder à la protection qui leur est due et
risquent souvent d’être expulsés, faute de l’absence d’une procédure claire de
détermination de statut de réfugié et de la présence limitée du HCR dans les
deux pays.
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