7.12.2012. Contrôler les migrants étrangers, les enfermer si nécessaire,
surveiller les frontières par tous les moyens : on n'a rien inventé de plus
profitable ni de plus efficace au cours des dernières décennies. Vous sursautez
? Vous avez tort.
En termes de profit et de marketing politique, les migrants sont une
excellente affaire. C'est ce que démontre cet essai percutant, précisément
documenté et qui se lit sans peine. Les sociétés privées de sécurité, tout
comme l'industrie de l'armement, ont su, très vite, occuper le créneau. Ainsi,
l'entreprise multinationale G4S, dont une partie de l'activité est consacrée à
la "gestion" de l'immigration (celle de centres de détention du
Royaume-Uni notamment), emploie aujourd'hui près de 650 000 personnes.
Quant aux fameux drones, ces avions sans pilote, ils sont utilisés, depuis
le milieu des années 1990, à des fins non militaires – en particulier pour la
surveillance des frontières. Celle séparant les Etats-Unis et le Mexique a été
la première, en 2005, à "bénéficier" des services d'un drone, le
modèle Predator B, de la société General Atomics. D'autres frontières et
d'autres drones ont évidemment suivi. Le filon est loin d'être épuisé.
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