[Photo appartenant au même article - copyright ledevoir.com, 8/12/2012 – Photo
Jacques Nadeau]
8.12.2012. Niger. Dans le calme de la nuit du 9 au 10 mai 2009, chez Amadou
Moussa, soudain, c’est le chaos. Brutalement réveillé par l’irruption chez lui
d’agents de la police secrète qui le traînent sans appel jusqu’en prison, un
douloureux périple s’amorce : interrogatoire musclé, torture, puis la fuite
vers le pays de la survie, le Canada.
« Ma vie a complètement basculé ce jour-là. C’est le jour où j’ai tout
perdu. » Les cicatrices ne se voient pas à l’oeil nu quand cet homme de 51 ans
relate son incroyable histoire, celle d’un professeur d’histoire et de
géographie persécuté dans son pays pour avoir contesté l’autocratie de son
gouvernement, détenu et torturé, qui aura miraculeusement droit à une seconde
chance à la faveur de coups de main complices au Niger, puis en Algérie, au
Maroc, en France, dernier arrêt avant le vol pour le Canada.
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