L'Algérie aurait-elle fini par accepter d'être le gendarme de l'Europe? Tout porte à le croire. De l'avis d'un spécialiste algérien des migrations comme Mohamed Saib Musette, "à peu près 40% des 20000 immigrés irréguliers noirs-africains sont dans une sorte de transit vers le continent européen". Ce chiffre, 20000, est à lui seul une démonstration magistrale du zèle dont fait preuve le gouvernement dans le traitement des flux migratoires subsahariens : ces flux restent dérisoires ! En outre, comme le relève Ali Bensaad, "la migration subsaharienne vers le Maghreb n’est pas nouvelle. Elle a simplement acquis une plus grande visibilité depuis qu’elle s’est greffée sur la circulation irrégulière entre le Maghreb et l’Europe et qu’elle est devenue une préoccupation pour l’Union européenne. Les Etats maghrébins s’en sont bien accommodés tant qu’elle restait au Sahara !"
Par Yassin Temlali